Travailler en Australie avec Thomas

Avec un taux de chômage à 5,7 % et 30 % des offres d’emplois non pourvues, l’Australie reste un territoire attractif pour les expatriés français maîtrisant l’anglais. Considérés comme travailleurs et dotés d’une bonne formation, les Français jouissent d’ailleurs d’une bonne réputation.

Et grâce à sa croissance annuelle qui ne faiblit pas depuis 25 ans, des habitants à fort pouvoir d’achat et la proximité du marché asiatique, l’Australie accueille toujours aussi favorablement les expatriés sur son territoire. Thomas, parti vivre en Australie en 2015, partage avec nous sa vie en Australie et bien plus encore sur son Blog.

Avant toutes choses…

Un froggy au pays des kangourous

Après 10 ans d’expérience en France dans une agence d’architecte à Toulouse, j’ai eu l’impression de plafonner un peu, professionnellement et personnellement… Je me suis donc fixé un challenge consistant à partir seul à l’autre bout du monde. Climat, longue distance, qualité de vie, paysages, mer… Aller en Australie me semblait être une option intéressante. Voila pourquoi en 2015, j’ai décidé de partir en Australie dans le cadre d’une année sabbatique. Année qui s’est depuis transformée en immigration à long terme. Entre-temps je me suis marié avec une expatriée, tout comme moi, mais d’origine taïwanaise. Elle travaille dans la restauration, et ensemble nous avons eu un bébé fin 2017.

Voilà pour le cadre général, passons maintenant au vif du sujet. Comment un « froggy » peut trouver un emploi en Australie ? Sachant qu’il existe quelques prérequis totalement indispensables pour venir vivre et travailler en Australie.

Prérequis pour un emploi en Australie

Partir équipé à l’assaut du marché du travail en Australie
(Crédits: Pixabay)

D’ya speak English?

Pensez-vous pouvoir trouver un emploi en France sans maîtriser le français ? Probablement pas. Eh bien pas de surprise : en Australie c’est pareil ! Parler anglais sera nécessaire pour trouver un travail en Australie. À moins que vous ne maîtrisiez le chinois, seconde langue du pays, parlée dans des quartiers entiers. Ou bien de vous cantonner exclusivement à des petits jobs, et encore…

Bonne nouvelle, en revanche : le pays est véritablement porté sur l’international. Dans ma précédente compagnie, il y avait 80% de ressortissants étrangers. Et La plupart des 20% restants n’étaient pas nés en Australie ! Donc personne ne se plaindra si vous ne connaissez pas certains mots ou si votre accent n’est pas parfait. En l’espèce, l’accent français est même un bonus : beaucoup d’anglophones le trouvent mignon.

Une entreprise relax en Australie

L’Australie : ambiance relax mais professionnelle
(Crédits: Wenda Xu – Team2)

Avant de partir vivre en Australie, j’avais décidé de prendre des cours d’anglais durant trois mois. Une manière pour moi de me remettre mon anglais à niveau. Néanmoins, le maître-mot reste de se jeter à l’eau, et de pratiquer ! Pratiquer, se tromper, et encore pratiquer…

Émigrer en Australie

L’Europe donne de mauvaises habitudes : même monnaie et mêmes droits où que l’on soit grâce à son passeport français… Pour vivre et travailler sur le territoire australien, il vous faudra faire une demande de visa de travail au préalable. J’ajouterai qu’il est fortement recommandé de se tenir aux conditions de son visa : possibilité de travailler ou non, nombre d’heures à ne pas dépasser… La législation du travail australienne en termes d’immigration n’est pas au niveau de celle des US mais pas loin… Les cas d’expatriés épinglés pour avoir outrepassé leurs droits en termes de temps de travail ne sont pas rares. Ils sont alors mis dans un avion aussi sec et bannis du territoire.

Je ne peux pas rentrer dans les détails, car il existe des centaines de visas et les règles changent en permanence. Mais le site de l’immigration en Australie est très bien fait. Il saura vous indiquer à quels visas vous pouvez prétendre, en fonction de ce que vous souhaitez faire, de votre expérience, de vos diplômes, de votre âge, etc. Jusqu’à il y a peu, l’Australie – terre d’immigration s’il en est – était très ouverte. Cela tend malheureusement à changer, et qui plus est, à grande vitesse.

Avec le bon visa australien

Personnellement, je suis d’abord passé par un visa Vacances Travail (417) proposé dans le cadre du Programme Vacances Travail (PVT). Puis, j’ai pu obtenir un visa de travail de 4 ans sponsorisé par une entreprise australienne (457). Enfin, j’ai finalement obtenu le statut de résident permanent (189).

Si le premier type de visa est facile à obtenir, le second nécessite d’exercer un métier répertorié par les services de l’immigration et de trouver un sponsor. Concrètement, il s’agit des emplois pour lesquels le pays manque de bras. Enfin, devenir résident nécessite de remplir plusieurs critères, dont l’expérience professionnelle, les qualifications, le niveau d’anglais, etc… Tout cela doit être dûment reconnu par les autorités locales. Cela signifie donc passer le test d’anglais IELTS, faire reconnaître son diplôme par l’Ordre des Architectes, réaliser un portfolio, passer un entretien…. Le coût d’obtention d’un visa va croissant avec les opportunités qu’il offre : de quelques centaines a plusieurs milliers de dollars.

Documents à fournir pour un visa en Australie

Bien se préparer à l’obtention de son visa australien
(Crédits: Thomas MAGUER)

Dernier détail : ne prenez pas le sujet a la légère et ne faîtes pas les choses au dernier moment. Partir en Australie, cela se prépare. En effet, certains visas sont très longs à obtenir, et nécessitent parfois des documents eux-mêmes longs à obtenir.

En respectant les règles locales

Attention, l’Australie est un pays d’accueil très régulé, peut-être plus que la France. Ce qui n’empêche pas les démarches administratives d’être généralement plus simples que chez nous. Pour beaucoup de professions, il faut au préalable obtenir une licence : impossible de vendre de l’alcool ou de s’occuper d’enfants sans la carte qui va bien. Pour exercer le métier d’architecture, ce n’est pas strictement nécessaire mais vous ne pourrez pas mettre les pieds sur un chantier sans la white card (une journée de formation). Par ailleurs, vous ne pourrez pas prétendre être architecte sans passer la registration, processus relativement long et coûteux de reconnaissance par l’Ordre des Architectes.

Et pour simplifier le tout, les règles changent d’un état à l’autre ! Une licence obtenue en Nouvelle-Galles du Sud peut ne pas être valable en Tasmanie. Il vous faudra alors effectuer des démarches de « conversion ». Donc, un seul mot d’ordre : avant de partir, renseignez-vous sur le marché de l’emploi !

TFN ? ABN ?

Derrière ces acronymes se cachent deux importantes démarches.

Le Tax File Number (TFN) est nécessaire pour toute recherche d’emploi. Il évite de payer plus d’impôts que nécessaire et permet de simplifier votre déclaration d’impôts, leur paiement ainsi que le retour de l’impôt (puisqu’il est commodément prélevé à la source).

L’Australian Business Number (ABN) est nécessaire si vous lancez votre propre affaire. Cette procédure est incroyablement simple en Australie puisqu’elle nécessite au plus une demi-heure de saisie sur Internet. En l’espace de 3 ans j’ai personnellement créé 2 sociétés ! L’une pour faire du ménage, en sous-traitance d’une autre entreprise, le temps de trouver un poste d’architecte. L’autre, Hey Australia, pour fournir des services aux français ou Taïwanais qui seraient tentés par une expatriation Down Under.

Sydney

Sydney, destination incontournable des expatriés français
(Crédits: Pixabay)

Comment trouver un travail en Australie ?

Rédiger un CV pour les entreprises australiennes

Ici, le CV est « à l’américaine » : pas de photo, pas de date de naissance, un minimum sur les diplômes. Ajoutez quelques lignes sur vos passions et occupations si elles ont un lien avec le poste. Donnez quelques éléments sur vos compétences en informatique, et détaillez au maximum votre expérience professionnelle. Oui, ce qui compte c’est ce que vous savez faire, ce que vous avez accompli… Complétez chaque expérience par quelques points-clés sur vos réalisations ou les capacités acquises à cette occasion.

Le CV australien peut faire deux ou trois pages, en fonction de votre expérience, et avoir un entête de deux ou trois lignes résumant votre philosophie ou vos objectifs. Enfin, quelques referees doivent conclure votre CV. Il s’agit des coordonnées de vos précédents responsables ou managers qui pourront attester de vos qualités. Ne négligez pas le choix de ces personnes et pensez à les informer préalablement. Ils seront réellement contactés ! Dans le cadre de ma première recherche de job en Australie, je n’avais que des noms de français à mettre, ce qui a donné lieu à des échanges de mails assez savoureux.

L’importance du réseau professionnel

Pensez à créer votre profil sur LinkedIn notamment si votre profession y est représentée. Ce n’est pas une obligation mais beaucoup de recruteurs recherchent des profils grâce à ce site. Personnellement, je reçois une offre d’emploi via ce canal au moins une fois par mois !

La lettre de motivation (ou plutôt, de nos jours, le mail de motivation) est tout aussi importante. Plutôt courte, elle doit montrer votre intérêt pour ce job (et pour ce job spécifiquement) ainsi que votre motivation. Et surtout donner à son destinataire l’envie de vous rencontrer !

Dernier élément mais pas des moindres : joignez des lettres de recommandation. Écrites par vos précédents employeurs ou managers (les fameux referees en général), elles doivent préciser vos qualités et vos réalisations. Si vous n’en avez pas, car ce n’est pas systématique en France, demandez-en : les recruteurs les liront de près 🙂

cv pour l'Australie

Un CV à l’américaine pour l’Australie
(Crédits: Thomas MAGUER)

Où partir travailler en Australie ?

D’une manière générale, le marché de l’emploi est plutôt dynamique en Australie, mais avec des variations régionales importantes. Lorsque j’ai commencé à chercher du travail en Australie, Sydney était de loin la ville la plus attractive, suivie de près par Melbourne. Certaines régions, comme autour de Perth et Brisbane, où nous vivions a l’époque, étaient plus calmes.

Mais la recherche d’un travail prend du temps. Je passais généralement mes journées à consulter les offres d’emploi et à y répondre (même lorsque je ne correspondais pas à 100% aux critères). Parfois, j’allais déposer mon portfolio en personne. Tout cela pour obtenir un seul entretien d’embauche après plusieurs semaines de recherche… Un peu frustrant.

Jusqu’au jour où un cabinet de recrutement m’a répondu. J’ai passé un entretien par Skype et quelques jours plus tard, je recevais trois propositions d’entretiens sur Sydney. Généralement, les entreprises ne voient aucun inconvénient à faire passer les entretiens par Skype. Je suppose que la taille du pays et l’éloignement des différentes villes y sont certainement pour quelque chose. Mais préférant le face-à-face, j’ai donc pris l’avion, réservé une chambre pour deux nuits et passé les entretiens. A la fin de la journée j’avais trois offres d’emploi !

Tout dépend de votre secteur et de votre expérience

Précision importante : je suis arrivé après avoir travaillé 10 ans en France dans ma branche, je ne suis pas arrivé en Australie avec un CV vierge, ce qui aide clairement. Sans expérience locale, vous aurez un choix plus limité d’offres d’emploi. Il est plus difficile d’obtenir la confiance des employeurs Si vous bénéficiez déjà d’une expérience professionnelle en Australie, il sera sans doute possible de postuler dans des petites villes et/ou dans des zones moins dynamiques.

Selon votre propre domaine, il est aussi probable que l’Australie offre davantage de possibilités. Vérifiez en premier lieu la liste des métiers ouverts aux visas de travail, cela vous donnera une première information sur les secteurs qui recrutent. Abonnez-vous aux groupes Facebook d’expatriés installés en Australie (ils sont légion). Enfin, essayez de trouver des personnes qui travaillent dans votre branche et discutez avec eux pour avoir leur retour d’expérience.

Où trouver des offres d’emplois en Australie ?

LinkedIn sera un allié de poids pour les professions de bureau. Comme indiqué plus haut, le site est utile pour trouver des offres mais il arrive aussi que les offres viennent à vous ! Le site internet Seek est un gros vivier d’offres d’emplois. Il est suivi de près par Gumtree (le Bon Coin australien) qui répertorie surtout des jobs moins qualifiés (restauration, hôtellerie, etc). Enfin, pensez à contacter des agences de recrutement. Il y en a beaucoup, plus ou moins spécialisées, et ça ne coûte rien de les approcher.

Mont Uluru

Gravir l’Uluru et créer son réseau professionnel : même combat
(Crédits: Pixabay)

Si vous êtes installé depuis quelques temps déjà en Australie, votre réseau personnel et professionnel sera sans doute votre meilleur allié. Comme en France, une bonne partie des entreprises recrutent grâce au bouche-à-oreille et par recommandation de leurs propres employés. De fait, ne négligez pas les rendez-vous professionnels, les salons ou autres événements qui permettent de se créer un réseau.

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Alors commencez dès aujourd’hui !

Yehee ! On me propose une interview !

De ce point de vue, pas de différence majeure avec la France. Soyez vous-même, mais le meilleur de vous-même ! Attitude, présentation, assurance… et langue anglaise. Bien évidemment, sachez de quoi vous parlez et essayez de savoir en avance avec qui vous allez vous entretenir. Attendez-vous à des questions sur votre expérience ainsi que sur vos attentes (poste, salaire…). Dans le cas de la restauration, l’entretien sera généralement suivi d’un essai de quelques heures.

Après l’entretien, pensez à envoyer un mot de remerciement à vos interlocuteurs. Même si la décision finale est négative, les recruteurs apprécieront votre geste. Et qui sait, l’entreprise pourra éventuellement faire appel à vous plus tard…

D’ailleurs, à propos de salaire en Australie …

Oui, à poste équivalent, les salaires en Australie sont plus intéressants qu’en France. Et oui, le coût de la vie (et notamment du logement) est lui aussi plus élevé. Mais globalement, votre niveau de vie sera supérieur à celui que vous aviez en France. Pour vous faire une idée du salaire auquel vous pouvez prétendre, le mieux est de discuter avec des personnes travaillant dans votre secteur d’activité. Le gouvernement australien dispose en outre d’une agence, Fairwork, sorte de mix entre les prud’hommes et les conventions de branche. Le rôle de cette agence est de définir les minima salariaux et de veiller au respect du droit du travail. N’hésitez pas à jeter un œil sur leur site ou même à faire appel à eux si vous estimez être dans une situation injuste.

A noter que pour les professions de bureau, les salaires s’entendent souvent à l’année et toujours avant taxes, même si celles-ci sont prélevées à la source. Ainsi, si on vous propose un salaire de 60 k$, vous recevrez approximativement 4000 $ par mois. Même chose pour un emploi payé à l’heure (comme dans la restauration par exemple) : le salaire effectif varie en fonction du montant annuel estimé de votre paye. Le tout est ensuite réajusté à l’occasion du Tax Return annuel.

Des salaires attractifs

Des salaires plus attractifs qu’en France mais un coût de la vie plus élevé
(Crédits: Reserve Bank of Australia)

Succès total, je suis embauché !! !

Ouvrir ses deux comptes bancaires

Il vous faudra donc ouvrir un compte bancaire pour percevoir votre salaire. Votre employeur peut vous le verser à différents rythmes. En effet, le salaire peut être mensuel, journalier, hebdomadaire ou bihebdomadaire, en fonction des secteurs et des contrats. Mais il vous faudra également ouvrir un compte superannuation. C’est un compte bloqué sur lequel l’entreprise verse un complément pour votre épargne retraite. Ouvrir ces deux comptes est vraiment simple. N’importe quelle banque s’en chargera en 20 minutes du moment que vous fournissez votre passeport et quelques autres documents basiques.

Des conditions sociales anglo-saxonnes

Tout salarié a droit à un minimum de 4 semaines de congés annuels. Mais la loi autorise aussi 10 jours de congés personnels, qui peuvent se prendre au pied levé pour raisons diverses (maladie, urgence personnelle, etc). Comme les entreprises ne demandent pas de justificatifs en-deçà de 2 jours, curieusement, les salariés prennent souvent le lundi ou le vendredi…

D’ailleurs les jours fériés australiens, pour une majorité flexibles, tombent aussi sur des lundis ou des vendredis : plutôt pratique, non ?

Je ne sais pas pour les autres secteurs d’activité mais dans l’architecture, les contrats prévoient des heures supplémentaires « raisonnables » non rémunérées. Mais il y a une contrepartie à cette clause : les salariés disposent de flexibilité dans l’organisation de leur travail : horaires, travail à distance… Les Australiens accordent une réelle importance à l’équilibre entre vie de famille et vie professionnelle. Ainsi, dans mon entreprise personne ne reste après 18h30, loin des standards des boites d’architecture en France !

Différences notables avec la mère patrie

Pour ce qui concerne mon métier d’architecte, les différences portent sur les méthodes, les logiciels (les agences australiennes utilisent Revit) et sur les détails constructifs. Disons qu’en Australie ce sont davantage les constructeurs qui vont être en position de force par rapport aux architectes. Ainsi, les marchés en lots séparés (un contrat avec un maçon, un avec un plombier, un avec un menuisier, etc) sont très rares ici.

Le point positif est une ambiance un peu plus « relax » dans les entreprises. Peut-être est-ce aussi parce qu’en ce moment les employés sont plus rares que les emplois. Mais chaque semaine se finit par un apéro collectif, et les corporate events ne sont pas rares (Noël, gâteaux, voyages ou journées off…).

L'Australie cajole ses employés

L’Australie cajole ses employés… s’ils n’ont pas le mal de mer
(Crédits: GRIMSHAW)

En conclusion sur l’Australie …

Je dirais que si l’Australie n’est sans doute pas l’Eldorado que l’on imagine souvent, les opportunités pour trouver un job restent nombreuses et il est tout à fait possible d’y faire carrière. Préparez bien votre départ en Australie pour éviter les mauvaises surprises, puis foncez !

Une fois sur place, n’oubliez pas de profiter de tout ce que le la vie en Australie peut vous offrir : barbecues en bord de mer, vastes étendues, ciel étoilé, plages de sable fin et piscines océaniques… Et dans le cas où vous poseriez vos valises à Sydney, prenez contact avec moi et on reparlera de tout ça autour d’une bière 🙂

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Commentaires
  • Avatar Eve Guidici dit :

    Hello,
    Je viens de tomber sur ton article je prépare mon départ en WHV pour Juin 2019 (j’ai encore un peu de temps mais pleins de questoins)
    Je suis architecte diplomée d’état en France, je n’ai pas ma HMONP et je bosse actuellement en bureau d ‘études depuis deux ans ce dont je commence à me lasser…Avant ça j’ai bossé en free lance pour des archis (rendus concours ou autres). J’ai dans l’idée de rebosser dans un cabinet d’archi dans le secteur de Sydney parce que ça commence à me manquer…après avoir un peu bourlingué dans le pays en arrivant pour parfaire l’anglais ! Je voulais savoir si il y a des pré requis important à avoir avant de débarquer le milieu comme je n’ai pas une grande expérience.
    Que ce soit au niveaux des logiciels à maîtriser, du book, des réglementations ou juste si tu as des tips ! je sais que mon diplôme n’est officiellement par reconnu mais juste travailler en agence en tant qu’assistante me comblerai et me donnerai une jolie expérience professionnelle. See ya là bas qui sait ! (même si c’est pas pour tout de suite )

    • Thomas MAGUER Thomas dit :

      Bonjour Eve,
      Le marché du travail en archi étant plutôt dynamique ici, les prérequis sont relativement limités, voilà cependant les bases :
      – L’anglais : ça paraît évident mais c’est inévitable. Ton idée de bourlinguer pour améliorer la langue est bonne (évites juste les Français !)
      – Revit est un must dans 75% des agences, ArchiCAD occupant le reste du marché… Beaucoup d’annonces demandent de connaître, ou maîtriser, l’un ou l’autre.
      – Le book n’est pas très différent de ce qu’une agence française demanderait, mets juste les meilleurs exemples de ce que vous savez faire, de manière concise et visuelle, et ajoutes des détails techniques que vous avez dessiné. Le CV, lui, est différent (type anglo-saxon, “américain”)
      – En termes de réglementations, beaucoup d’annonces demandent de connaître le “BCA/DDA”, respectivement le code de construction et les règles PMR, mais ça ne sera pas possible sans expérience locale… Et la logique de ces règles sont assez proche de celles qu’on a en France…
      – La motivation, et la volonté d’apprendre seront au final plus importante que le reste !
      Juste une précision : le diplôme d’architecte DE (que j’ai aussi) est reconnu comme équivalent, par contre cela ne te donne pas le droit de te faire appeler “architecte” en NSW : comme tout le monde, une “registration” est nécessaire. Il te faudra donc te présenter comme “architectural graduate” ou quelque chose comme ça, ça ne change pas le niveau de responsabilité auquel tu peux prétendre (si tu as l’expérience que tu décris, tu peux sans doute être “designer” ou équivalent), ça t’empêchera de répondre aux offres demandant “registred architect”.
      Enfin, comme le visa WHV ne permet pas de bosser plus de 6 nous pour un seul employeur, vise plutôt de grosses agences, qui ont plus besoin de main d’oeuvre et peuvent éventuellement t’offrir un sponsor par la suite.
      J’espère avoir répondu à quelques unes de tes questions, n’hésites pas à m’envoyer un mot si ce n’est pas le cas !
      See ya, Thomas

  • Avatar Marianne dit :

    Bonjour Thomas,

    Je me permets de vous contacter car j’ai lu votre article dans France-Expat, qui m’a beaucoup parlé.
    Je suis en effet une urbaniste-architecte française qui envisage de passer quelques temps en Australie suite à des déboires professionnels…forcément, vos mots m’ont parlé et je me demandais si vous pourriez trouver le temps (que j’imagine précieux entre votre emploi et votre famille ! ) pour répondre à quelques unes de mes interrogations.

    Je suis urbaniste de formation, après sept ans en agence, j’ai commencé une formation continue en architecture (j’avais une activité professionnelle parallèlement à ma formation). Je suis diplômée depuis janvier dernier. Pendant mes 4 années d’étude, j’ai travaillé en agence d’architecture. J’avais un projet de reprise de l’agence dans laquelle je travaille actuellement mais celui-ci prend l’eau suite à un changement d’avis de mon ex-future associée. D’où ma volonté actuelle de vivre une expérience à l’étranger -à Sydney ou Melbourne.

    J’ai l’impression que le marché de l’emploi en archi est relativement dynamique en Australie mais peut-être n’est-ce qu’une vue de l’esprit depuis la France ?
    J’ai été rassurée en vous lisant d’apprendre que les agences étaient enclines à faire passer des entretiens par skype. Cependant, obtenir un visa de travail même temporaire à l’air bien compliqué. L’archi est bien classée comme “skilled work” permettant d’obtenir un visa mais ayant besoin d’une entreprise sponsor. J’imagine que c’est assez lourd pour une agence de prendre ce statut de sponsor (coût et délai).
    Avez-vous l’impression que cela sera un frein total pour elles ? Ou que certaines pourraient être prêtes à entreprendre ces démarches pour une employée qu’elle ne connaisse pas ?

    Je vous remercie par avance si vous pouvez me donner votre sentiment et dans tous les cas vous souhaite le meilleur !
    Bien cordialement,

    Marianne

    • Thomas MAGUER Thomas dit :

      Hi Marianne,
      Content de savoir que cet article peut être utile !

      Je comprends vos interrogations, et je vais essayer d’y répondre au mieux 🙂
      – Oui, le marche en architecture est très dynamique ici, et au vu de votre expérience, et si l’anglais ne pose pas de gros problème, trouver du travail ne sera pas très difficile. Pas sur de la partie urbanisme, car je ne suis pas dans cette branche mais la double casquette que vous avez ne peut être qu’une bonne chose !
      – En effet, plusieurs de mes collègues ou ex-collègues ont décroché leur boulot depuis la France : plusieurs gros projets récents obligent les agences a recruter plus largement que le marche local… Ca ne durera peut-être pas très longtemps mais des poids lourds comme COX, GRIMSHAW, WOODS BAGOT, etc cherchent du monde et -je penses- seraient prêtes a faire passer des interviews par Skype.
      – Le visa est en effet un sujet : l’architecture est sur la fameuse liste, mais seules les agences un peu structurées (souvent grosses et ayant des bureaux a l’international, comme Londres) n’ont pas peur des démarches, délais et coûts associes. Obtenir un visa de travail temporaire, grâce au statut de sponsor des entreprises, n’est pas un très grand frein en soi, il faut juste être clair sur votre statut (au mieux touriste, du coup), sur ce que vous recherchez (un visa, donc). Aussi a noter que les visas temporaires sont maintenant plus limites (ils n’ouvrent plus systématiquement droit a la Résidence Permanente, par exemple). Mon conseil : passez du temps sur le site de l’immigration, car certains visas permanents ne nécessitent pas de sponsor (c’est le cas du 189 que j’ai actuellement : il faut remplir certaines conditions d’age, d’expérience et autre pour en faire la demande), si vous étiez éligible, ça ferait un problème de moins 🙂
      – Certaines compagnies (c’est le cas de GRIMSHAW, ou j’ai travaille) sont prêtes a prendre des risques pour des gens qu’ils ne connaissent pas, cela est lie au rapport défavorable entre la masse de boulot et les gens disponibles. Bien évidemment c’est bien mieux si quelqu’un qu’ils connaissent peuvent recommander (employé, agence avec lesquelles ils ont déjà bossé, etc…). A défaut, les lettres de recommandations de vos employeurs seront très précieuses !
      – Un bon moyen d’avoir un feeling quant a vos interrogations est de contacter des recruteurs (RANDSTADT, BESPOKE, WILLOW…) : a leur intérêt et a leur retour, vous aurez une idée de la facilite (ou de la difficulté) avec laquelle une recherche de job peut se tenter ici.

      J’espère avoir répondu, au moins en partie, a vos questions ?
      Si non, n’hésitez pas a me le dire !
      Et si les choses se concrétisent, tenez moi au courant 🙂

      Regards,

      • Avatar Marianne dit :

        Bonjour Thomas,

        Merci beaucoup pour votre retour, super complet (et rapide) ! Et qui me donne un peu de baume au cœur… car tout n’a pas l’air perdu d’avance…
        Je parle effectivement assez bien anglais (une année aux us et 4 mois de stage en Afrique du sud, c’était il y a longtemps certes mais ça va encore), je vais donc me mettre à la rédaction de mon cv+portfolio afin de pouvoir contacter des recruteurs, tout en approfondissant mes recherches sur les visas et… en croisant les doigts !

        Je ne manquerai pas de vous tenir au courant si d’aventure ce projet se concrétisait,
        Encore une fois merci beaucoup,

        Vous souhaitant un très bon début de semaine,
        Cheers,

        Marianne

  • Avatar Marie dit :

    Bonjour Thomas,

    Super article, très interessant et plein de bons conseils , merci beaucoup !
    J’ai également quelques petites interrogations par rapport à l’expatriation en Australie, je suis architecte HMO-NP en France.
    Voilà, je suis allée en Australie il y a 3 ans pour une durée de 6 mois dans le cadre d’un Working Holiday Visa. C’était génial, j’ai pu bosser un peu en ferme et voyager dans le pays.
    Puis après 2 années de travail en agence en France j’aimerais retourner en Australie pour travailler dans le secteur de l’architecture (comme architecte assistant par exemple en agence).
    Mon souci est que j’ai déjà grillé ma “carte” WHV et je me demande si c’est vraiment possible de trouver un sponsoring à distance depuis la France. Et partir en visa tourisme et n’avoir que 3 mois pour trouver un emploi sur place me semble complexe aussi. Connais tu d’autres moyens/ visas pour pouvoir travailler dans une agence d’architecture là bas?
    On m’a parlé du visa Student qui permet de travailler 20h par semaine en parallèle mais les études supérieures en Australie sont très onéreuses, en tout cas dans les universités… Bref j’aurais besoin de tes lumières sur ma situation si tu as un peu de temps. 🙂
    Je te remercie par avance pour tes précieux conseils et infos.
    See you !
    Cheers

    Marie

    • Thomas MAGUER Thomas MAGUER dit :

      Bonjour Marie,
      Merci, ca fait plaisir de savoir que l’article est utile !
      En effet, le visa est le nœud du problème… Réponse simple et directe : oui, c’est possible.
      C’est possible de trouver un boulot a distance. D’anciens collègues sont arrives en Australie par ce biais : les grosses boites manquent de bras et ont les moyens de gérer la paperasse liée aux sponsorship et de prendre le risque d’embaucher quelqu’un a distance. Cela dit, l’experience est fondamentale (mieux vaudrait avoir plus de 2 ans si possible), l’anglais reste bien sur primordial, et Revit un quasi-must.
      C’est aussi possible d’en trouver un sur place en moins de 3 mois, a condition de cibler les bonnes villes et les bonnes entreprises (meme problème : les petites compagnies n’ont ni le temps ni la volonté de gérer des visas).
      En théorie, rien n’empêche de trouver du taf sous un visa étudiant, mais au-delà du coût (il est possible de trouver des écoles a quelques milliers de dollars l’année, voire meme des écoles qui ne requirent pas de presence physique –encore que le gouvernement semble commencer a s’intéresser a ce business), je doute fort que beaucoup d’agences soient intéressées par la limite des 20h par semaine (ou 40 par 2 semaines). Autant la restauration ou d’autres domaines se permettent de “tricher”, autant je n’ai jamais vu d’agences d’archi s’y risquer.
      En termes d’autres idées ou solutions, elles sont rares (surtout ne connaissant pas tous les details te concernant) : l’Australie devient exigeante et limitatrice… Si on met de cote l’option de trouver un bel Australien baraque qui te ramènerait dans les valises avec un “partner visa”, as-tu regarde les visas ouvrant droit a la residence permanente (type 189) ? Si tu remplis les conditions pour avoir le nombre de points requis, tu as tes chances !
      Pour évaluer tes chances, en regard de ton experience, le mieux sera sans doute de prendre contact d’une part avec des agences de recrutement (Bespoke, Randstadt… Il y en a pas mal et ca ne coûte rien de prendre contact) ou bien directement avec les grosses agences qui recherchent sur LinkedIn ; et d’autre part avec un agent d’immigration : c’est cher mais eux maîtrisent les arcanes des visas bien mieux que moi 😉
      Note aussi que des elections fédérales sont en cours et seront achevées pour la fin de 2019, cela pourrait aussi modifier la donne… Dans un sens ou dans l’autre.
      J’espère que ca aura pu aider ? Si tu as d’autres questions, n’hésites pas !
      Bon courage, Thomas

      • Avatar Marie dit :

        Bonjour Thomas, ( ou plutôt bonsoir pour toi ^^ )

        Ta réponse me met du baume au cœur et me redonne espoir.
        En effet, je vais essayer de cibler des grosses boites pour espérer avoir un sponsorship.
        En terme d’expérience j’ai travaillé au total 3 ans et demi en agence en France, niveau anglais je me débrouille plutôt bien ( il faut toutefois que je me penche un peu plus sur tout le vocabulaire architectural anglais et sur la réglementation australienne en matière de construction) , en revanche niveau logiciel je maîtrise Allplan et Archicad mais pas Revit. Penses tu que ça vaille le coup que je me penche dessus et/ou que je fasse une formation pour apprendre à le maitriser?
        Il me semblait que les agences australiennes étaient pour la moitié sur Archicad et moitié sur Revit mais tu es plus au fait de la réalité.
        En ce qui concerne le visa étudiant, en effet la limite des 20h par semaine est problématique. Mais est ce que ça ne permettrait pas à certaines agences de recruter un mi temps afin d’évaluer les compétences et ensuite faire déboucher sur un sponsorship? ( je me fais peut être des illusions … ).
        Oui je me suis renseignée sur les visas ouvrant à la résidence permanente mais je n’ai pas trop creusé me disant que je n’aurais sûrement pas ma chance. Il me semble que tu as toi même un visa permanent 189, est ce compliqué à obtenir? Si je comprends bien ce visa évite de cherche une entreprise qui te sponsorise, ce qui facilite énormément la recherche d’emploi.

        Encore merci pour tout, ça m’aide vraiment, tu es de bon conseil et j’espère ne pas trop t’embeter avec mes milliers de questions.

        Marie

  • Avatar Anne B dit :

    Bonjour Thomas,

    Super article, cela me donne encore plus envie d’y aller. Je ne suis pas du tout dans l’architecture, mais ingénieur informatique. J’ai parcouru pas mal de sites et j’ai vu que les diplômes français ne sont pas reconnus. Il faut donc effectuer un dossier de compétences… Pouvez-vous me le confirmer?

    Deuxième chose, nous avons un chien (type Griffon) que nous souhaitons bien évidemment amener avec nous dans nos bagages. Il me semble que les conditions d’importation d’un animal sont très strictes. Mais, sauriez-vous me dire, comment est la vie là bas pour les chiens ? Ont ils le droit d’aller sur les plages, dans les hôtels?… dans les lieux publics…. (Nous avons vécu en Guadeloupe où les chiens ont beaucoup d’interdictions, d’où mes questions à ce sujet. )

    Nous ne sommes qu’au début de nos démarches, mais voulons être bien sûrs de notre projet avant de nous lancer officiellement.

    Bien cordialement,

    • Thomas MAGUER Thomas MAGUER dit :

      Hello !

      Je ne saurais pas dire pour l’IT, encore que j’ai des amis (de l’île Maurice) qui sont dans la branche et n’ont pas eu à faire beaucoup de démarches. Pour ce qui est de l’architecture, le diplôme n’est pas un problème pour les entreprises, qui en général te croient sur la base de ton CV. Ce n’est pas non plus un problème pour les visas : une traduction certifiée suffit. Par contre, ça se complique un peu pour s’inscrire a l’ordre (chose spécifique a mon domaine, je ne crois pas qu’il y ait un ordre pour l’IT), il faut produire ses relevés de notes et “prouver” l’équivalence des études mais rien d’insurmontable.

      Nous n’avons pas de chien, mais en effet, la douane ne plaisante pas, et est pointilleuse sur tout… J’avais vu des articles de blog il y a un moment parler du sujet (tels que celui-la : http://vismavieenaustralie.blogspot.com/p/emmenerson-chien-en-australie-quandon.html ou https://myglobestory.com/2017/07/13/vivre-en-australie-avec-un-chien-theorie-vs-pratique/ ), pour cela je te laisse vérifier par toi-même. En ce qui concerne la vie sur place, la réponse est non, les chiens ne sont pas souvent les bienvenus : beaucoup de gens adorent les chiens mais énormément d’endroits leur sont interdits (plages, parcs, transports publics…), et certains leurs sont réservés (une partie d’un parc, par exemple). Des amis ont une voiture uniquement parce qu’ils ont un chien et ne peuvent pas le promener facilement. C’est aussi plus difficile de trouver un appartement, car pas mal de propriétaires ou de copropriétés interdisent les animaux (pas que les chiens d’ailleurs).

      Loin de moi l’idée de décourager, d’autant que je ne parle que de vécu indirect, mais la question mérite en effet d’être posée 🙂
      J’espère avoir aide a éclairer ces premières démarches ?
      Bon courage en tout cas !

  • Avatar Anne B dit :

    Re bonjour,

    …. et merci pour ta réponse rapide.
    Je m’en doutais un peu, en ce qui concerne les chiens… mais étant d’origine bretonne, je suis têtue, et cela ne me décourage pas pour autant. C’est plutôt pour savoir un peu à quoi m’attendre.
    En ce qui concerne le travail, cela me rassure plutôt. J’ai vu énormément d’annonces sur le site Seek, qui correspondent à mon profil.
    Nous allons donc poursuivre nos investigations… et je me permettrai peut être de revenir vers toi au cas où.
    Encore merci

    Anne B

    • Thomas MAGUER Thomas MAGUER dit :

      Breton moi-même, je comprends parfaitement !!
      Pas de soucis, n’hésites pas si tu as d’autres questions, bon courage 🙂

  • Avatar Ludivine dit :

    Bonjour Thomas et merci pour ton article.
    J’ai cependant deux questions, je suis ingénieure d’affaires et je souhaite m’installer à Melbourne, je suis en recherche d’un poste de travail dans mon domaine. Je vis actuellement à Barcelone.
    – Me conseilles-tu de chercher un emploi depuis Barcelone en espérant décrocher un visa TSS grâce à un sponsorship ou de venir sur place avec un visa PVT et ainsi faire mes recherches depuis Melbourne ?
    – Le visa PVT, permet-il de travailler dans n’importe quel secteur d’activité, et ce, à temps plein ? Dans mon cas une entreprise technologie.

    Encore merci.
    Ludivine

    • Thomas MAGUER Thomas MAGUER dit :

      Bonjour Ludivine,

      – Pour moi, les deux scénarios peuvent fonctionner : je ne connais pas ton domaine mais je suppose que la même logique s’applique, les boites n’ont pas franchement peur de recruter par Skype, ni de recruter des gens sous visa PVT, dans les deux cas elles doivent se cogner la paperasse du sponsorship…

      – Oui, la seule limite du PVT pour la partie “T” est la durée du contrat : il ne peut excéder 6 mois pour un seul et même employeur. Aucune limite de domaine ou de nombre d’heures hebdomadaires. Tu peux même créer ta propre boite sous ce visa, aucun problème (je l’ai fait). Certaines entreprises sont réfractaires a ce type de visa, mais c’est souvent a cause de cette durée maximale ; d’autres en sont friandes car la plupart des “clients” du PVT sont des jeunes sans grandes ambitions salariales…

      N’hésites pas si mes réponses ne te semblent pas claires 🙂
      Bon courage ! T

  • Avatar Julie M dit :

    Bonjour Thomas!

    Je me permets de te contacter car j’arrive sur Sydney ce vendredi 23 août avec mon copain, nous venons tout juste de finir nos études d’architecture (école de Montpellier).
    Nous avons en fait l’obligation d’effectuer un stage de 2 mois minimum afin de valider notre diplôme, nous tentons donc l’Australie (étant originaire de Nouvelle-Calédonie, je cherchais à me rapprocher pendant cette période).

    Nous restons en australie jusqu’à mi-décembre donc à la recherche d’un stage de 2 mois minimum, mais 4 évidemment si possible!

    Comme tu es Architecte toi même, j’aimerai beaucoup savoir si on pouvait se rencontrer afin de pouvoir discuter et d’avoir ton avis, tes « tips », etc sachant que l’on est prêts à viser d’autres villes si difficultés à trouver.

    Mon copain et moi avons déjà une petite expérience pro car nous avons créé notre micro-entreprise il y a 2 ans afin de travailler avec 2 agences d’architecture différentes (une sur Fréjus, contact par notre 1 er stage, et une sur Montpellier, de 2 de nos professeurs) en parallèle de nos études.

    En tout cas merci pour cet article,
    À bientôt peut-être!

    Julie

    • Thomas MAGUER Thomas MAGUER dit :

      Bonjour Julie,
      Bien sûr, aucun souci ! Je vis dans The Hills district au nord de Sydney, je travaille a St-Leonards, 20 minutes en train du centre-ville, et j’ai un chantier a Pyrmont (10 minutes du CBD). Une fois que vous savez ou vous allez vous poser, on peut se caler un moment qui ira a tout le monde 🙂
      A bientôt !
      Thomas

      • Avatar Julie MARIOGE dit :

        Bonjour Thomas,

        Merci pour cette réponse! On est arrivés sur Sydney et sommes logés pour une semaine à St Ives. (Gordon train station)
        On peut se rendre facilement dans le centre, par contre nous n’avons pas de voiture.
        As-tu des disponibilités cette semaine pour que nous puissions te rencontrer ? Je te laisse mon mail si tu veux me joindre de cette façon, j’ai aussi un numéro de téléphone australien!

        A bientôt,
        Julie

        • Silvère silvere dit :

          Bonjour Julie,
          Je suis Silvère, le fondateur de FRANCE-EXPAT.
          Je vais t’envoyer le numéro de téléphone de Thomas, comme discuté avec lui il y a quelques jours.
          Plein de bonnes choses pour toi et ton ami en Australie !

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